Le traitement de l’infertilité peut parfois être très compliqué et prendre beaucoup de temps, en particulier lorsque la grossesse ne se produit pas malgré tous les efforts de la patiente et des médecins. Les cas où les ovocytes et les embryons sont de mauvaise qualité sont considérés comme particulièrement difficiles à surmonter. En outre, ni les médecins ni les patients ne peuvent identifier et prévenir à l’avance un certain nombre de problèmes susceptibles de survenir au cours du traitement.
Qu’est-ce que le transfert nucléaire ?
Le transfert nucléaire (TN) est une nouvelle approche du traitement de la stérilité, qui consiste à transférer le matériel nucléaire de la patiente dans le cytoplasme d’un ovule de donneuse. La logique qui sous-tend cette méthode est que certains facteurs négatifs peuvent être liés au cytoplasme de l’ovocyte et peuvent être surmontés en remplaçant le cytoplasme.
Facteurs embryonnaires internes qui conduisent à l’arrêt embryonnaire :
- Caractéristiques de l’expression génétique
- Troubles de la quantité et de la fonction de l’ADN mitochondrial
- Caractéristiques de la méthylation
- Petits ARN non codants
- Anomalies chromosomiques
- Profil métabolique de l’embryon
- Caractéristiques morphologiques spécifiques, en particulier la vacuolisation
Le rôle des mitochondries dans les ovocytes
Les ovocytes possèdent le plus grand nombre de mitochondries et de copies de l’ADN mitochondrial (ADNmt) par rapport aux autres cellules du corps. Les mitochondries dans les ovocytes ont deux rôles principaux : répondre aux besoins métaboliques de l’ovocyte et réguler l’apoptose, tout en servant de réservoir d’ADNmt intact pour le développement futur de la progéniture. Pendant le recrutement des follicules, la masse mitochondriale peut passer de 6000 copies d’ADNmt à 200000, ce qui les rend plus vulnérables aux mutations et aux délétions.
Méthodes de transfert nucléaire
Il existe plusieurs méthodes de transfert nucléaire qui sont utilisées avant et après la fécondation :
- Avant la fécondation : Transfert de vésicule germinale (GVT), Transfert de fuseau de division chromosomique (MIST | MIIST), Premier transfert de corps polaire (PB1GT)
- Après la fécondation : Transfert du deuxième corps polaire (PB2GT), transfert pronucléaire (PNT)
Expérience de la clinique IVMED
Parmi les patients ayant subi un transfert de fuseau de fission et de corps polaires (MS et PB1), l’âge moyen des patients est de 40,3 ans et le nombre moyen de tentatives de FIV-ICSI antérieures est de 3,3. Nous avons utilisé 99 ovocytes M II de patientes et 166 ovocytes M II de donneuses. La reconstruction a été réussie dans 86 % des cas, avec un taux de fragmentation de 60 % et un taux de formation de blastocystes de 29 %.
Les patients qui ont subi un transfert pronucléaire (TPN) avaient un âge moyen de 39,7 ans et le nombre moyen de tentatives d’ICSI antérieures était de 3,8. Nous avons utilisé 185 ovocytes M II de patientes et 277 ovocytes M II de donneuses. La reconstruction a été réussie dans 83,4 % des cas, le taux de fragmentation de la tige était de 72,2 % et le taux de formation de blastocystes était de 44 %.
Conclusions
Dans certains cas, la reconstruction ovocytaire peut être considérée comme une alternative au don d’ovocytes. Le choix d’une technique spécifique dépend du nombre et de la qualité des ovocytes, ainsi que de la situation clinique. Les maladies mitochondriales ne sont pas toujours une indication pour le transfert nucléaire s’il n’existe pas de technologie permettant d’éliminer complètement l’ADNmt maternel. Les infirmières praticiennes sont moins efficaces pour les femmes plus âgées. Chaque cas est unique et nécessite une approche individuelle. L’utilisation de la PN vous permet de tomber enceinte dans les cas où la FIV classique ne fonctionne pas.
Aujourd’hui, nous avons des naissances vivantes après un tel traitement, ce qui est notre réussite commune avec nos patients !





